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Quand je suis poète, je ne suis pas Baudelaire,

Quand je suis romancier, je ne suis pas Flaubert,

Quand je suis politisé, je ne suis pas Hugo,

Quand je suis extraordinaire, je ne suis pas Poe,

Quand je suis philosophe, je ne suis pas Heidegger,

Quand je suis voyageur, je ne suis pas Homère,

Quand je suis révolté, je ne suis pas Voltaire,

Mais est-ce une raison pour me taire?

Moi, le nain, le nabot, le lilliputien, le pygmée

Si petit que je sois, je ne peux qu'offrir, partager

Le peu sinon le tout, mon désir est-il si fou?

Sans attendre, je vais en moi, au bout, à vous…

Dimanche 29 juillet 2007
Bien le bonjour à tous,
Retrouvez-moi et mes conneries sur http:/clemhome.chez-alice.fr
A bientôt
par Spoil publié dans : Edito
Samedi 19 mai 2007
Ils ont briser mes rêves, violer mon orgueil.
J’enterre seul, les cadavres décharnés de mes espoirs.
Ils ne comprendront jamais et je me dois
D’agrémenter ma cellule solitaire par mes propres pensées.
Se tromper et faire semblant d’y croire
Pour ces quelques douces chaleurs dans l’hiver de la vie.

La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie.

Mon esprit se tourne
Tantôt vers de belles illusions
Tantôt vers l’amère réalité
Mais ne va nul part.

Le mensonge est en moi, versatile et fugace,
Il est à la fois tout et rien dans cette triste comédie
Que constitue mon éphémère passage ici-bas.

Je joue à vivre, j’y prends un infini plaisir
Mais ceci ne reste qu’un jeu. Un jeu bien morne
Quand mon regard parvient de l’autre coté du miroir,
Quand les reflets ne sont assez puissants pour m’accaparer
Et y laisser pour tout horizon une vaste plaine morne
Où rien n’a de sens.

Les flammes deviennent flammèches,
Le rouge devient jaune pâle,
La décrépitude accompagne le désespoir.
Sans fard, la vie devient terne. Je pars.
Mercredi 16 mai 2007

Qu'il est bon, qu'il est doux, ce cocon, ce foyer
Qui t'accueille et te berce, depuis ton éclosion.
Devenu grand et fort ; à force d'y être choyé
Des ailes larges, puissantes, tu songes à l'évasion.

Ce nid est devenu bien trop petit
Quand vers le soleil, tu brûles ton esprit

Tu rêves de l'explorer, tu veux l'accaparer

Dieu qu'il est lointain, ce chemin jusqu'au sommet
Pourtant son éclat brille au fond de tes pupilles

Le cœur de tes parents, frissonne à chaque vrille

La branche qui te soutient, tiendra au gré du temps
Remontant les rayons, tu aspires l'horizon
Dans ton cœur restera, aussi vif qu'un tison
L'hyménée flamboyant, de tes tendres parents.
Lundi 23 avril 2007
Ce décor spartiate plongé dans l’immortalité des montagnes
dévoile la mortalité de l’être dans cette nature
si stable, si solide, si durable, si éternelle.

Comprendre la vraie notion du temps
Semble plus aisé au creux de la solitude
Où les pierres millénaires réduisent à néant
Notre rêve de postérité, notre envie de durer.

Ce grand choc des échelles chronologiques
Résonne au plus profond de moi
Comme un séisme psychologique
Qui affectera ma conscience
Pour des temps sans mémoire…
Mardi 27 février 2007
Les arbres immenses défilaient à toute vitesse, la peur au ventre nous courrions, nous fuyions à travers le sous-bois sombre.
Le soleil peinait à pénétrer les branches opaques de cette forêt où nous nous sommes arrêtés pour nous cacher.
Nous entendions les avions allema
nds et italiens survoler notre repère. Le bruit des bombes nous arrivait de tous cotés et l’angoisse nous pris dans ses bras immondes.
Tu étais là, face à moi, le corps adossé à ce mélèze pyrénéen. Dans ton agonie, tu murmurais quelques mots en aragonais, la mort était proche. Ta vie s’en allait, notre idéal s’effaçait sous les coups de l’armée fasciste qui remontait à travers tout le pays et nous traquait partout.
Notre futur scella leur victoire, l’âme de notre patrie avait déjà succombé en dissensions futiles, en une guerre doublement fratricide bien amère dans nos cœurs. La vie abandonnant ton corps épuisé m’interrogeait sur la valeur d’une vie dans ce grotesque combat où personne ne sortirait vainqueur.

Tant de rêves d’hommes et de femmes brisés, tant de vies arrachées…


La guerre d’Espagne (1936-39)
 
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